Réflexion sur l’aide médicale urgente à Tanger

  30-10-2007

Réflexion sur l’aide médicale urgente à Tanger

Pour poursuivre notre analyse sur l’aide médicale urgente à Tanger, il convient tout d’abord de rappeler qu’il existe deux types de situations. 

 

La situation en temps normal où le besoin de l’assistance médicale est, somme toute, ordinaire, entraînant une cascade de décisions habituelles qui sont bien hiérarchisées, à savoir la prise en charge de l’appel par l’auxiliaire en permanence de la régulation médicale qui, rapidement détermine le degré de l’urgence par quelques questions clés pour décider du type de secours à mettre en œuvre.
Après avoir cerner la situation et pris les coordonnés permettent de localiser la ou les victimes, il transmet l’information soit au médecin régulateur du Samu, s’il s’agit d’une intervention qui doit comporter une équipe médicalisée dans le cas d’une urgence vitale ; soit au médecin du centre régulateur s’il s’agit d’une urgence relevant de la médecine générale.
Ces deux médecins travaillent de concert et peuvent se retransmettre les cas pris en charge en fonction de l’évolution.
Dans le cas ou l’intervention d’un médecin n’est pas nécessaire, l’auxiliaire de la régulation contribue à calmer et orienter, il rassure et joue un rôle important dans le fonctionnement de la prise en charge des urgences ; il doit être un bon opérateur radio car il est, souvent, le trait d’union entre les acteurs de l’aide médicale urgente.
La deuxième situation est celle rencontrée exceptionnellement au moment des grandes foules et quand il existe une catastrophe naturelle : c’est une situation de crise ou la réponse doit être appropriée en la mobilisation d’une cellule de crise et dont les acteurs sont connus à l’avance et peuvent être considérés comme des « réservistes »
Ces situations inhabituelles doivent avoir un programme préétabli et la prise en charge, dans ces conditions, doit être stéréotypée pour une économie de temps et d’énergie : la création de postes avancés pour prodiguer les premiers soins, l’orientation de la population, et globalement, l’organisation de la vie dans un environnement nouveau en attendant que les choses rentrent dans l’ordre.
Au total, la prise en charge de l’aide médicale urgente doit assurer en même temps une économie et une garantie de sécurité ; ce n’est pas un dilemme à condition de mettre à profit les compétences existant en la matière.
Dr NAYB Noureddine
Neurochirurgien et urgentiste

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