Réflexion sur l’aide médicale urgente à Tanger (Suite)

  05-11-2007

Réflexion sur l’aide médicale urgente à Tanger (Suite)

Ainsi la médecine d’urgence a pour vocation de faire face à une urgence vitale, c’est à dire une situation ou l’individu risque de décéder ou d’avoir des séquelles irréversibles faute de soins dans un délai court. Ce délai est variable en fonction de l’atteinte et des besoins d’aide médicale qu’elle provoque. 

 

Dans les cas aigus, on dispose de quelques minutes pour réagir.
En règle générale, les cas d’urgence relève d’un délai de quelques heures, de six à douze heures ; mais il est judicieux de parler plutôt en termes de besoin du blessé ou du patient pour déterminer le caractère d’urgence proprement dit.
Alors se dégage de ces propos une notion fondamentale qui est celle de la perception de l’urgence ; en effet il existe des cas d’urgence ou les signes sont minimes alors que la cause menace directement la vie du sujet tandis que d’autres situations impressionnantes sont en fait bénignes.
Par conséquent, il est utile de souligner l’importance du conseil et de l’orientation qui servent à véhiculer l’information pour la détection des situations à risque.
La formation au secourisme est recommandée et permet à une personne d’être capable de reconnaître les signes alarmants, et de bien gérer les situations inopinée et soudaine en attendant l’intervention du personnel spécialisé.
Après avoir mis en exergue l’importance de la formation du personnel amené à prendre en charge des patients en situation d’urgence, il convient de parler de certains principes inhérents à la pratique de la médecine d’urgence. En pratique, l’urgence médicale a des degrés variables en fonction de la menace qui pèse sur le pronostic vital du patient ; il existe l’urgence extrême ou la vie du patient est en jeu immédiatement, c’est l’urgence vitale ; l’urgence vraie est celle ou le pronostic vital est menacé ; l’urgence relative, par contre, est celle ou la vie du sujet n’est pas en danger. Il existe une règle qui dit que la médecine d’urgence
est celle qui consiste à amener le bon patient au bon moment et au bon endroit ; cette règle qualifie de «bon patient » un patient qui a été bien mis en condition de transport, sans retard et acheminé vers une structure qui lui prodiguera des soins optimaux.
Sous une prochaine rubrique, on essaiera de parler des compétences spécifiques qui assurent le fonctionnement d’une médecine d’urgence de qualité, mais aussi de la logistique pour faire « un bon équipement, un bon personnel et une bonne adéquation des deux ».
Dr NAYB Noureddine
Neurochirurgien et urgentiste

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