12-02-2008
Ouvrières agricoles marocaine pour l’Espagne La rugosité des mains des ouvrières
Le feu vert a été donné pour le renouvellement de l’externalisation d’une main d’oeuvre particulière. Il s’agit des ouvrières saisonnières issues de diverses régions rurales du royaume, sélectionnées par l’Anapec, en collaboration avec les autorités locales pour travailler dans la province de Huelva en Espagne.
Cette opération, impulsée grâce au projet Meda 2 « Appui institutionnel à la circulation des personnes », permet de créer 12.000 emplois en placement international pour l’année en cours.
Elle est bénéfique pour les saisonnières qui travaillent dans des conditions réglementées avec un salaire intéressant, ce qui permet à beaucoup de ménages de subsister.
Cependant, les précautions prises pour minimiser les risques d’évasion et d’immigration clandestine sont, à la limite, absurdes : en plus du fait que les saisonnières doivent avoir une bonne condition physique et des enfants à charge, et la priorité serait donnée aux femmes qui ne sont pas perçues comme étant belles et qui ont des mains rugueuses.
Face à la forte demande, le recrutement se permet de choisir des personnes comme l’on choisit un objet. Peut-être que ces précautions se justifient
Où sont donc les limites à mettre pour préserver la dignité humaine, quand la misère prévalente ne laisse que peu de choix à l’acceptation ou au refus des clauses ?
Aïda

